Quoi de mieux qu'un petit séjour dans la Drôme pour une escapade à la ferme et découvrir les chèvres Angora... Et forcément, qui dit chèvres Angora, dit laine mohair !


Et oui, ça y est, vous voyez où je veux en venir...



Je voulais donc vous présenter un joli lieu, où il fait bon de s'attarder : Mohair du Moulin.

A une vingtaine de minutes en voiture de Nyons (et de sa délicieuse huile d'olive), au milieu des montagnes et avec une vue panoramique, se trouve une jolie ferme et son troupeau de chèvres.



Dans l'atelier, on découvre de nombreux produits en mohair : plaids, châles, pulls et gilets, chaussettes, bonnets... et bien évidement les pelotes de fils pour les plus aguerris ! Leur fil est composé à 80% de mohair et 20% de soie et se décline dans une quinzaine de couleurs.



Nous avions beau être en short et t-shirt, en plein mois d'août sous 30 degrés, cela ne nous a absolument pas rebutées...
Je suis donc repartie avec 8 pelotes : 6 pour tricoter un pull gris et 2 pour tricoter un snood blanc !




Nina quand à elle a choisi un gilet sans manches kaki déjà tricoté (c'est de la triche me direz vous, mais je reconnais qu'il est beau !). Et une pelote bleu canard pour tricoter un petit snood.



Le prix n'est vraiment pas donné, il faut compter entre 100 et 200 euros pour un pull et 10 euros la pelote de 50 grammes gros fil et 18 euros les 25 grammes de fils très fins. Mais c'est le prix à payer quand on veut de la qualité française !




Je n'ai absolument pas commencé mes ouvrages, et il me tarde de terminer ma couverture (je vous en parle bientôt) avant de les attaquer ! Pour moi, le mohair sera une grande première, sûrement un peu difficile au début car assez poilu et très gonflant, mais j'ai vraiment hâte de m'y mettre.





Un petite article très rapide aujourd'hui !

Artesane -que je ne présente plus- propose chaque mois un concours créatif sur son Journal.
Pour la rentrée, c'est en partenariat avec Martine -que je ne présente plus non plus- qu'il fallait broder un alphabet graphique dessiné par la talentueuse Marie-Gabrielle sur le support de son choix.
Quoi de mieux que ce concours pour mettre en pratique mon apprentissage de la broderie artisanale ?!



Me voilà donc partie pour réaliser ma parfaite trousse de rangement pour le tricot (oui, car après avoir réalisé la pochette pour ranger les aiguilles, il m'en fallait une pour ranger mon ouvrage en cours)
J'ai donc commencé par broder mon alphabet sur le tissu, une toile de coton assez épaisse. Puis j'ai cousu une chouette trousse de tricot que je peux transporter partout !



Alors autant pour la pochette, je suis vraiment satisfaite : la taille est parfaite, la doublure contient des petites poches de rangement à l'intérieur, la fermeture avec un zip ainsi que les petites anses permettent de transporter mon tricot sans l’abîmer !

En revanche, pour la broderie, je suis un peu plus sceptique sur le résultat... en effet, j'ai voulu m’entraîner sur tous les points que j'ai appris, mais du coup le résultat est très chargé... En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à broder cet alphabet et je me suis bien amusée :)



Voici donc ma nouvelle pochette qui transporte en ce moment ma prochaine couverture tricotée, mais la liste des projets tricots est aussi longue que celle de mes coutures, alors je vous laisse et je retourne à mes aiguilles !









Avant de venir vous parler laine, molleton et angora, je voulais encore apporter un peu de soleil et de chaleur sur le Comptoir (c'est ça aussi de mettre 2 mois à écrire un article, on se retrouve avec un décalage de saison...)

Le matos :

  • 1 m 60 de tissu
  • 70 cm d'élastique 
Pour cette robe cache cœur, j'ai choisi une soie corail que j'avais achetée chez Ellen Décoration à Troyes. Cette boutique est à retrouver dans la liste des bonnes adresses du Comptoir (Note à moi-même : penser à mettre à jour cette liste avec toutes les nouvelles trouvailles !)
Les soies chez Ellen Décoration sont toujours très belles, une multitude de couleurs unies, et il faut compter entre 10 et 15 euros le mètre.

Ce modèle est encore un patron de la Maison Victor (Hé oui, mes étagères commencent à être bien remplies par tous ces magazines !) : voici donc la robe Océan.

Ce qui me ravit :

  • Le patron est vraiment très facile à réaliser, l'étape la plus difficile est sûrement la pose de l'élastique, mais là encore, on s'en sort même en débutant !
  • Une petite robe que j'ai apprécié porter cet été. Elle remplace le paréo, on l'enfile en sortant de l'eau !

Ce qui m'ennuie :

  • Elle est malheureusement beaucoup trop courte ! Je ne sais pas à quel moment, j'ai loupé la longueur, mais elle n'est pas portable en dehors des vacances...
  • Elle est également assez transparente, bien que ça ne soit pas flagrant sur les photos, encore une fois importable en ville !
  • J'ai été obligée de retravailler le drapé devant. J'avais lu plusieurs couturières déçues du cache cœur qui bâillait un peu. J'ai donc beaucoup resserré, l'avantage, c'est que j'ai pu le faire facilement sur moi directement au moment de l'assemblage (plus facile de reprendre le devant que le dos !). Mais maintenant, le devant tient parfaitement en place, et je n'ai pas eu besoin d'ajouter une pression supplémentaire pour tenir les empiècements sur la poitrine.


Bref :

Je note que les soies d'Ellen Décoration sont vraiment de belle qualité et on ne s'en lasse pas ! Été comme hiver, on apprécie les porter !
Dans le numéro suivant de la Maison Victor, j'ai aperçu un haut cache cœur similaire, inspiré de cette robe, je pense que cela pourrait être une de mes prochaines coutures !






J'avais repéré ce modèle de robe Emma dans le magazine la Maison Victor, qui date d'hiver 2014... Malheureusement ce numéro n'est plus disponible à la vente, mais sur le site il est possible d'acheter les patrons pochette à l'unité (bien moins rentable que le magazine...mais quand on a un coup de cœur...)
Me voilà donc avec mon joli patron, que je souhaite bien rentabiliser en le déclinant à nouveau !


photo : musée Olympique à Lausanne

Le matos :

  • 2 m de tissus
  • Un zip invisible de 60 cm
  • 3 petits boutons
  • 30 cm de biais doré (facultatif, que j'ai choisi d'ajouter)

Pour le tissu, j'ai opté pour le Sparkle de la marque Atelier Brunette. Cette marque je vous en parlais déjà sur mon chemisier Bianca... Et retenez bien son nom, car j'ai encore plusieurs projets avec d'autres tissus !
Pour les boutons, vous trouverez de très bons boutons à recouvrir chez les Coupons de Saint Pierre. Je vous conseille ceux en métal, ainsi que le petit accessoire pour recouvrir chez Rascol (ou à la boutique Mode et Travaux). J'en ai dans tous les diamètres, car quand on manque d'inspiration pour associer des boutons, les faire dans le même tissu aura toujours un très bon rendu.



Ici mes boutons sont seulement décoratifs, car je pouvais enfiler la robe facilement en ouvrant le zip. Pour une meilleure tenue, j'ai donc cousu tout le dos.


Ce qui me ravit :

  • Je suis vraiment contente de cette robe, je me suis appliquée et elle m'a pris du temps, mais le résultat me plait beaucoup !
  • Ce tissu, une batiste de coton est très agréable à porter ! Le haut de la robe est entièrement doublé, ce qui évite la transparence même avec un tissu un peu fin.
  • Tous ces petits détails que j'ai aimé coudre avec minutie comme la pose de passepoil or pour souligner les épaules, un zip cousu sur le côté VRAIMENT invisible, des coutures anglaises...


  • J'ai réalisé un ourlet avec mon nouveau pied à ourlet rouleauté (une dizaine d'euros à la boutique PFAFF),  qui fait des ourlets parfaits de 3mm. C'est un coup de main à prendre et il faut coudre TRES lentement mais le résultat est appréciable ! Je ne m'en passe plus !




Ce qui m'ennuie :

  • J'ai dû retravailler le patron qui n'était pas tout à fait adapté... Malgré une taille 34, j'ai préféré faire une toile avant de couper dans mon beau tissu Atelier Brunette. "Faire une toile" consiste à découper le patron une première fois dans un autre tissu peu onéreux, mais aux caractéristiques similaires. J'ai donc découpé et cousu le haut de la robe dans un tissu de coton blanc très basique et après essayage j'ai dû faire plusieurs ajustements notamment sur le dos et la ceinture. Faire des ajustements sur soi, demande un peu de contorsion et c'est assez difficile d'être précis lorsque l'on a les mains qui se tordent dans le dos : demandez de l'aide à quelqu'un ! J'ai ensuite retravaillé le patron avant de le découper dans le tissu final ! Bref un gros travail de préparation que je ne regrette pas, car il m'a fallu supprimer près de 4 cm sur la ceinture de la robe, et sinon le résultat aurait été déplorable 

Bref : 

C'était la première fois que je faisais une toile pour un modèle. Je n'en ai jamais trouvé le besoin avant, mais quand on souhaite un modèle assez ajusté, avec de nombreuses pinces comme c'était le cas sur cette robe, et surtout qu'on a peur de gâcher un beau tissu, cette méthode prend certes beaucoup de temps mais est efficace !
Voilà une jolie robe pour l'été, mais que je souhaite refaire dans un tissu plus discret et un lainage plus chaud par exemple ! Une robe idéale pour les fêtes de fin d'année non ?