Le weekend dernier, j'ai profité de quelques heures de libres pour réaliser une petite pochette pour ranger mes aiguilles de tricot.
Elle traînaient jusqu'alors dans un sac plastique dans mon placard, qui avait la fâcheuse tendance à se renverser et à constituer une formidable partie de mikado sur le sol !

Me voilà donc partie à imaginer une petite pochette de rangement très simple, et surtout qui ferme bien ! J'ai profité de l'occasion pour faire quelques photos et je vous présente ici le premier Tuto du Comptoir :)




J'ai imaginé un modèle très facile, il conviendra donc à tous les débutants, malgré la double fermeture, avec un cordon puis avec un rabat. Je l'ai pensé pour qu'il y ait le moins de morceaux de tissus possibles, bref optimisé au mieux et garanti sans prise de tête !

Cette pochette pourra facilement s'adapter à tout autre objet, et vous retrouverez dans ce tuto comment changer les dimensions. (Pour un smartphone, une pochette à bijoux, une trousse à stylo, pour ranger les clés... )



Parce que, je sais à quel point il est pénible de cumuler ordi + machine à coudre sur son bureau, et que c'est si facile d'imprimer quelques pages de papiers et conserver tous ses tutos dans un beau classeur... je vous propose ce tuto en version PDF !

Télécharger le Tuto du Comptoir #1 : la pochette pour aiguilles de tricot


Concernant le matos, voici quelques astuces :
  • On utilise ses chutes !!! Une bonne manière de ne pas gâcher nos restes de tissus qui ont déjà servi à confectionner nos vêtements ou accessoires. On peut prendre un tissu assez épais pour l'extérieur afin d'avoir une meilleure tenue, (ici une toile de jeans) et pour la doublure un coton fin (ici, un tissu déjà utilisé pour le col de ma blouse Bianca !)
  • Les boutons pression : on peut investir dans une pince Kam et ses pressions plastiques ou une des copies vendues sur ebay ou amazon et qui fonctionne tout aussi bien (peut-être pas dans la durée...?). Sinon des boutons pressions en métal avec outillage comme ici ou encore des boutons pression à coudre à la main pour les plus patients. (Attention pour les boutons pression à poser, chaque outillage est unique selon la marque, on se retrouve donc vite à cumuler différentes pinces et outils...)



Et surtout n'oubliez pas de partager vos réalisations !




Cette veste Ninot... je traîne à écrire mon article, car il faut dire qu'elle m'a donné du fil (et du tissu) à retordre !!!

Mais j'aime le résultat final, même si je lui trouve des défauts... Il m'a fallu un peu de temps pour digérer mes heures de couture passées dessus et je suis enfin prête à vous en parler !

Tout d'abord, si vous débutez en confection de vêtement, oubliez les vestes doublées ! Choisissez un top sympa comme ici, ici ou .
Ensuite si vraiment la réalisation d'une veste vous démange la garde-robe, commencez par une veste non doublée (type gilet léger), et ne choisissez pas un tissu trop compliqué, plutôt un lainage souple et sans motif par exemple.

Revenons à cette veste Ninot, pour laquelle j'ai fait un combo : patron carrément technique avec boutonnières et poches passepoilées + version avec doublure + tissu en tweed qui s’effiloche...



Le matos :

  • 1,50 m de tweed
  • 1,50 m de doublure
  • 3 boutons

Une fois de plus, j'ai trouvé ce tweed chez Ellen. En effet, pour des belles matières (tweed, soie, lainage...), avec des tissus provenant de maisons de couture, cette adresse est une référence, car les prix sont imbattables (comptez entre 10 et 15 euros le mètre de soie unie ou de tweed)
Alors ce tweed, il est beau, il est rose, un peu corail, un peu pastel, avec de gros fils de laine irréguliers, forcément il m'a plu... mais croyez moi qu'après avoir cousu une telle matière, je viens enfin de comprendre pourquoi une veste Chanel coûte si cher...
Il est très souple, donc bouge beaucoup pour reporter le patron ou assembler, un coup de ciseau et tous les fils s'effilochent, le thermocollant peine à coller dessus, les épingles tirent les fils... bref une matière pas facile à dompter.



Pour la doublure, je l'ai trouvée chez les Coupons de Saint Pierre, dans leur boutique Maison et Travaux à Saint-Lazare, une adresse que je ne présente plus tant j'en ai déjà parlé ! (Au passage, je précise que notre page de bonnes adresses a vu le jour il y a quelques jours, allez y jeter un œil !)
Concernant les doublures, je conseille d'être vigilant sur la qualité, car oui, on trouve des doublures à 2-3 euros le mètre, mais pour une doublure de veste (ou vêtement en général), on souhaite quand même une belle qualité (surtout quand on passe autant de temps à le coudre !!) : ni trop lourd, ni trop fin, un aspect satiné mais pas trop brillant comme un vêtement de carnaval non plus, et si possible anti-statique. La doublure Bemberg est idéale pour ça, comptez 7-8 euros le mètre, mais sans regret.

Plus que les ourlets et finitions :)

Enfin le patron, c'est la veste Ninot de la marque Pauline et Alice. Ce patron m'a été offert pour mon anniversaire en janvier, j'ai mis un peu de temps avant de l'attaquer, car j'étais en pleine préparation de vêtements pour mes vacances au soleil en février. Mais voilà qu'avec le printemps et ce temps encore bien mitigé, cette petite veste arrive à point nommé.

Ce qui me ravit :

  • Je vais être honnête : dans la confection de la veste pas grand chose... Je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à coudre ce tissu
  • Mais par contre dans le résultat final : je suis plutôt très contente de cette veste ! La coupe est assez simple, mais avec quelques petits détails comme, le pli creux dans le dos, les boutonnières passepoilées (mes premières, et heureusement, car faire des boutonnières à la machine à coudre sur du tweed je pense que j'aurais démissionné !)...
  • Il est possible avec le même patron de réaliser des modèles assez différents en combinant les options : avec ou sans col claudine, avec ou sans doublure, avec ou sans martingale...
  • Le livret d'explications est bien fait, bien qu'un peu triste en noir et blanc uniquement. Et le gros plus, ce sont les tutos supplémentaires disponibles sur le site pour certaines étapes, comme les poches, les boutonnières et le col. Je les avais imprimés, car c'est plus facile que d'avoir son ordi à côté et je ne regrette pas, surtout pour les boutonnières, avec toutes les photos on s'en sort très bien 


Ce qui m'ennuie :

  • Ce tissu... comme expliqué plus haut, il s'effiloche et comme je n'ai pas voulu me retrouver avec des lambeaux de tissu, il m'a fallu tout surfiler avec la sujeteuse avant de les assembler


  • Thermocoller ce tissu n'est pas non plus facile, même en chauffant bien, il était difficile à faire tenir, et je n'ai pas trouvé de solution pour y remédier... je reste preneuse de tout conseil pour coudre ce tissu, car c'est beau, mais très galère !
  • Enfin assembler 2 matières très différentes : doublure et tweed de laine n'a pas non plus été une mince affaire.
  • Je passerai le détail de la confection des boutons recouverts de tweed... car même si c'était laborieux, car le tissu est bien trop épais, j'arrivais enfin au bout de ma réalisation !
  • Sur la coupe finale, je ne lui reproche qu'une seule chose, c'est qu'elle est un peu courte... 

Bref : 

En prenant un peu de recul, je suis bien contente d'avoir réalisé cette veste, car s'attaquer à des projets plus compliqués c'est aussi très intéressant ! Surtout quand le résultat reste très satisfaisant.
J'aime beaucoup ce modèle, et pour l'automne, je tenterai bien une version dans un lainage, pas forcément doublée et un poil plus longue ! Un prochain projet pour cet été !







Je sais que mon sweat à-nanas vous a bien plu, notamment sur Instagram ! (Au passage, n'hésitez pas à nous suivre sur notre compte, il se passe plein de choses aussi là bas...)
Je remets donc ça avec le chemisier Donna'nanas... 


Le matos :

  • 1 m de tissu
  • 6 boutons

Pour le tissu, on retrouve donc les ananas dorés de Aime comme Marie, acheté chez Motif Personnel... Et d'ailleurs, car je ne m'en lasse toujours pas, j'ai à nouveau craqué la semaine dernière pour un un mètre de chambray avec les ananas argentés cette fois !

Acheter du tissu sur internet c'est quand même bien pratique, mais parfois on a quelques surprises, ce fut le cas pour ce tissu blanc qui est très très fin et ainsi très transparent. Difficile donc d'imaginer un haut dans ce tissu blanc et si transparent, j'ai donc dû le doubler entièrement !
Pour la doublure, j'ai acheté un polycoton blanc chez les Coupons de Saint Pierre, le tissu est aussi très fin, et les 2 combinés ensemble cela atténue la transparence et rend un beau tombé





Enfin, le patron est le chemisier Donna du dernier de la Maison Victor (mai-juin 2016). Vous me savez déjà convaincue par ce magazine, avec des modèles déjà réalisés ici et !
Ce modèle est un chemisier assez large et très simple, sans col, et sans pince poitrine, ce qui m'a réellement facilité pour imaginer une doublure !




Ce qui me ravit :

  • Encore un nouveau chemisier pour les beaux jours ! Ma garde robe ne fait que s'agrandir au fil des semaines :)
  • Toujours ce tissu ananas dont je ne me lasse pas ! 
  • Les petites manches en revers...  sur un chemisier très classique ceci apporte une petite touche d'originalité
  • La doublure est impeccable ! pas besoin de faire d'ourlets, de surjets ou de parementures car tout a été cousu endroit contre endroit à la doublure puis retourné par les manches. J'ai seulement ajouté une surpiqûre décorative à 2mm sur tout le bord. Alors certes, cela demande beaucoup de minutie, notamment pour bien découper chaque pièce dans les 2 tissus. Il faut ensuite adapter les explications du patron (et réfléchir un peu avant de coudre pour que tout coïncident) mais finalement je suis bien fière d'avoir réussi mon challenge de doublure.


Ce qui m'ennuie :

  • Aïe les raccords, ce n'est décidément pas mon fort... Autant horizontalement ça passe, mais verticalement ça pique les yeux :( Et oui encore des ananas décalés et pourtant j'étais sûre d'avoir bien calculé, mais j'étais trop préoccupée par la doublure au niveau de la boutonnière, ce qui a modifié le patron et j'ai donc décalé d'une colonne d'ananas. ..Mais il me reste un dernier mètre de tissu ananas et pour celui ci, je me lance le défi d'avoir des raccords PARFAITS !
  • A refaire, je réajusterais un peu le modèle. Puisqu'il n'a aucune pince poitrine, j'aurais préféré qu'il soit plus serré au niveau des hanches


Bref : 

Encore un modèle de la Maison Victor qui me convainc un peu plus que ce magazine est un incontournable pour les patrons de couture. J'attends maintenant chaque numéro avec impatience !

Et ce chemisier Donna, il a toutes les chances de se glisser dans ma valise cette été !







Vous l'aurez compris, ce que je préfère coudre ce sont les blouses, les tops, les chemisiers... !
Cette fois-ci je vous présente mon premier chemisier en soie fraîchement cousu.



Le matos :

  • 1 m de soie
  • 9 boutons

J'ai trouvé ce crêpe de soie jaune chez Ellen à Troyes, lors de notre séjour en janvier dernier. Cette boutique à Troyes est un vrai paradis pour les couturières, on trouve beaucoup de tissus de très belles qualités et des déstockages de grandes marques. Nina vous en parlait déjà pour le tissu de son short, et vous risquez d'en entendre encore beaucoup parler car nous avons encore plusieurs projets en attente avec leurs tissus ! 
Cette soie est un tissu Kenzo, et pour la couleur je tiens à me justifier : Je porte plutôt du gris ou du noir, et ça se ressent fortement dans mes projets coutures... Et ayant les cheveux bien clairs, je ne porte jamais de jaune... mais ce jour là j'ai été prise de folie pour cette couleur impériale ! Oui parce qu'en plus de trouver cette soie, je suis également repartie avec 2 mètres de tweed jaune... et honnêtement je ne sais pas encore comment m'en sortir pour ce tweed... il est vraiment jaune...
Mais pour revenir à cette soie, elle est de très bonne qualité et même facile à repasser (ce qui représente un critère de haute importance à mes yeux).


Pour le modèle, j'ai d'abord pensé à faire un débardeur très simple avec un biais de satin blanc pour casser un peu cette couleur jaune... et puis je suis tombée sur la blouse "Alice" sans manche de la Maison Victor et elle m'a beaucoup plu !
La Maison Victor, est un magazine de patrons belge, je vous en parlais déjà avec le top Pam


Ce qui me ravit :

  • C'est le premier vêtement jaune de ma garde robe !
  • Ce crêpe de soie est vraiment très agréable à porter et à entretenir (lavage à la main, séchage express et avec un petit coup de fer à repasser, elle est à nouveau prête à être portée)
  • Le patron propose de belle finition avec des surpiqûres sur les épaules et le col.
  • J'ai l'habitude de surjeter les côtés des chemisiers, mais avec cette soie, j'ai préféré opter pour des coutures anglaises sur ce tissu très fin et je ne suis pas déçue car le résultat est impeccable : Aucune couture apparente !
  • C'est aussi mon premier vêtement cousu avec ma toute nouvelle machine à coudre (une Pfaff de compet') ! Pour tout vous dire, même faire les 9 boutonnières a été une vraie partie de plaisir :)

Ce qui m'ennuie :

  • Coudre de la soie... ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile ! Ça glisse et ça s'accroche, alors il faut prendre son temps et ne plus compter les heures. Ne pas hésiter à découdre et refaire si ça plisse et si ça tire (oui c'est du vécu...)
  • Pour le bas de la chemise, j'ai fait un petit ourlet à la machine, car j'aimais la couture apparente, déjà présente sur la boutonnière et le col... mais réaliser un ourlet invisible à la main ou au contraire un rouleauté d'une couleur contrastante aurait aussi pu être une solution
  • Le montage du col n'est pas très bien expliqué, si c'est votre premier, je ne le conseille pas ! En revanche, je vous avais parlé de la chemise Bianca qui est un très bon entrainement au montage d'un col chemise !

Bref :

Cette chemise très légère, est une pièce que je vais adorer porter lors des grosses chaleurs estivales ! Et si je trouve un autre tissu avec plus de motifs je pense m'en refaire une !